Le shibari, qu'est-ce que c'est ?
Aussi connue sous le nom de kinbaku, c'est une pratique de bondage érotique d'origine japonaise (le mot shibari veut littéralement dire "attacher").
Je pratique le shibari depuis plus de dix ans maintenant, sans me conformer strictement à la manière japonaise : j'ai une pratique libre essentiellement basée sur
de l'improvisation et de la création en direct, tout en tirant certaines de mes bases de l'enseignement d'attacheur et attacheuses français·e·s plus traditionnel·le·s.
Ma manière d'attacher est avant tout basée sur la recherche de fortes contraintes, propices à générer des émotions variées, et j'accorde une grande importance à la
mise en situation de la personne attachée et à l'esthétique.
Je propose trois types de prestations liées à mon activité d'attacheur. Vous pouvez les découvrir plus en détails en allant sur les rubriques ci-dessous
:
Pourquoi j'attache
Durant mon enfance, j'ai eu très tôt un problème de lacets. Mes chaussures.
Heureusement, j'ai grandi dans les années 80, quand sont apparues pour la première fois les baskets à fermeture velcro. Ensuite, lorsque je vivais en Belgique, j'ai
fait partie d'une meute de louveteaux, où j'ai appris à nouer mon foulard avec un anneau en corde tressée et à construire des abris à l'aide de branches
attachées et d'un toit en feuilles. Lors d'un rassemblement devant une cathédrale où tous les scouts de la région se réunissaient, le Pape Star du siècle dernier, Jean-Paul II, est venu me
toucher la main et m'a béni. Était-ce un signe ?
Ma vie a continué, non pas en ligne droite comme je l'aurais cru, mais en suivant des lignes chaotiques formant des toiles complexes et des nœuds gordiens
difficiles à défaire. Le destin n'est peut-être qu'une croyance superstitieuse. Mais parfois, les forces astrales (ou le chemin de la vie) vous guident de manière étrange, et alors que vous
recherchez la liberté ultime - la mort - vous devenez le gardien et le tourmenteur de corps en quête de libération spirituelle.
La vie est une chienne, qui vous oblige à faire et défaire les nœuds.
Mais je n'ai toujours pas réussi à atteindre mon objectif initial le plus important : apprendre à lacer mes chaussures correctement.
Why do I tie
During my childhood, I had an early problem with tying. My shoes.
Fortunately I grew up in the 80’s, when appeared for the first time sneakers with velcro fasteners. Then when I was living in Belgium, I was part of a Cub Scout
pack, where I learned to tie my scarf with a ring made of knotted rope and building shelters using attached branches with a roof made of leaves. At a gathering in front of a cathedral where all
scouts of the region meeted, last century’s All Star Pope Jean-Paul II came, touched my hand and blessed me. Was it a sign ?
My life went on, not in a straight line as I would have believed, but pursuing chaotic lines forming intricate webs and Gordian knots hard to undo. Destiny may
be only a superstitious belief. But sometimes astral forces (or the path of life) guides you in strange manners, and while seeking ultimate freedom -death-, you become the warden and tormentor of
bodies seeking spiritual liberation.
Life is a bitch, then you tie one.
But still, I haven’t been able to reach my most important and initial goal : learn how to tie my shoes properly.